Rainbow Six Tactics fait partie de ces annonces qui réveillent immédiatement notre envie de jouer. Ubisoft Paris reprend les opérateurs de Siege, leur confie une campagne solo et nous installe aux commandes des opérations. Le jeu, dévoilé à la Gamescom 2026, est attendu en 2027 sur PS5, Xbox Series X|S et PC. Il ne remplace pas Siege : c’est une nouvelle proposition tactique dans le même univers.
Oui, le rapprochement avec XCOM vient naturellement. Mais ce qui nous enthousiasme ici, c’est une idée très Rainbow Six : observer une position fortifiée, choisir comment y pénétrer et lancer un assaut soigneusement préparé. Avec une mise en scène qui donne envie de suivre l’équipe entre deux interventions, le changement de genre a de quoi devenir autre chose qu’une simple curiosité.
15 opérateurs, quatre places : le casse-tête commence avant la mission
Ubisoft annonce 15 opérateurs disposant de capacités, de gadgets et d’arbres de compétences propres. Vous en sélectionnez jusqu’à quatre pour chaque intervention, après avoir étudié les renseignements au quartier général. Sauvetages d’otages, désamorçages de bombes et éliminations de cibles figurent parmi les objectifs présentés. Ces éléments sont détaillés dans l’annonce officielle d’Ubisoft.
Ce format nous plaît : quatre places, c’est assez pour construire une complémentarité, mais pas pour emporter une réponse à chaque problème. Le choix intéressant ne sera pas seulement « qui est le plus puissant ? », mais « de quoi cette équipe a-t-elle besoin pour réussir cette opération ? ». Il faudra voir si l’équilibrage encourage vraiment à varier les compositions.

Le mode Breach peut faire bien plus qu’imiter XCOM
La destruction reste au centre des possibilités annoncées : abattre un mur doit permettre de créer un passage, d’ouvrir une ligne de tir ou de supprimer une couverture. Le mode Breach Planning ajoute la préparation d’actions coordonnées, exécutées sous forme d’assaut synchronisé. Le communiqué d’Ubisoft insiste sur cette rupture momentanée avec le déroulement habituel du tour par tour.
C’est là que l’identité de la série peut réellement ressortir. Dans un jeu tactique, on réfléchit souvent à la meilleure position disponible. Ici, la promesse consiste aussi à fabriquer une meilleure position en ouvrant le décor. Sur le papier, cela peut transformer un obstacle en occasion d’attaque. Reste à mesurer la liberté laissée au joueur, au-delà des démonstrations les plus spectaculaires.
Cette place donnée à la destruction fait aussi écho au virage tactique de Worms Galactic Tactics, que nous avons décrypté : les deux licences veulent faire du terrain un outil de combat. Les approches restent toutefois différentes, entre campagne d’interventions pour Rainbow Six et progression roguelite dans de petites arènes pour Worms.
La capture de l’aéroport illustre bien cette intention : Ash prépare son tir de brèche face à une porte, tandis que ses partenaires occupent d’autres positions dans le terminal. L’interface met à portée de lecture l’objectif, la compétence et le placement du groupe. On imagine déjà le plaisir de préparer une entrée propre… puis de devoir improviser si elle tourne mal.

Reconnaître les lieux avant de déclencher l’assaut
D’après la présentation à la presse rapportée par PC Gamer, les missions commencent par une reconnaissance en temps réel à l’aide de drones. Viennent ensuite le choix des points d’entrée et la préparation de l’infiltration, avant les affrontements au tour par tour. Le média évoque des cartes conçues à la main, avec certains placements d’ennemis et d’objectifs variables.
Il faut donc distinguer la préparation discrète d’un assaut et la promesse d’un véritable jeu d’infiltration. Rien ne permet encore d’affirmer que toute une mission pourra être terminée sans alerte. En revanche, remettre l’information et l’anticipation au premier plan paraît être une excellente piste pour Rainbow Six.
Une campagne mise en scène, et des voix françaises annoncées
Le joueur prend le rôle de Six pour affronter une conspiration internationale : c’est le cadre présenté sur le PlayStation Blog. PC Gamer précise que Paul Bishop, connu de la période Vegas, occupe cette fonction et que des cinématiques relient les missions.
C’est aussi ce qui nous donne envie d’y croire. Une équipe que l’on retrouve dans les dialogues et les scènes narratives peut devenir bien plus qu’un ensemble d’icônes à déplacer. La présentation nous séduit, même si une annonce ne suffit évidemment pas à juger l’écriture ou la qualité des personnages sur toute une campagne.
Bonne nouvelle pour le public francophone : la fiche Steam officielle liste déjà une interface, des sous-titres et un doublage français. Elle confirme également le développement du quartier général, l’entraînement des opérateurs, la gestion de leur santé et la personnalisation de leur équipement entre les opérations.
Le trailer officiel et la présentation du jeu en vidéo
Pour compléter l’annonce, voici également la vidéo de Kudos consacrée aux premières informations sur le jeu.
Sortie en 2027 : beaucoup d’envie, quelques questions encore ouvertes
La fenêtre 2027 est affichée sur Steam et par PlayStation, mais aucune date française au jour près n’est annoncée. Le jeu est présenté comme une expérience solo ; nous n’allons donc pas lui attribuer un mode coopératif non confirmé. Les conséquences exactes d’une perte en mission, notamment une éventuelle mort permanente, restent également à préciser.
Notre enthousiasme tient surtout à cette combinaison : les outils et la destruction de Siege, la préparation d’une intervention et l’envie de retrouver une campagne incarnée. Si les missions tiennent la promesse des assauts coordonnés, Rainbow Six Tactics pourrait être un retour tactique particulièrement réjouissant. Pour l’instant, on a très envie de voir cette mécanique à l’œuvre dans une mission complète.
Retrouvez les plateformes, les visuels et les vidéos sur notre fiche de Rainbow Six Tactics.
Informations vérifiées le 27 août 2026. Article d’annonce fondé sur les présentations publiques ; il ne s’agit pas d’un test du jeu.

